GALERIE BERNARD BOUCHE
BERNHARD RÜDIGER

La galerie a le plaisir d'annoncer une exposition Bernhard Rüdiger à partir du 16 Mai. Bernhard Rüdiger est né à Rome en 1964. Il est diplômé de l’Accademia di Belle Arti de Milan, vit à Paris depuis 1994 et enseigne actuellement à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon. 

À ses débuts en Italie, Bernhard Rüdiger travaille à La Casa degli artisti de Milan, fondée par Luciano Fabro, Jole de Sanna et Hidetoshi Nagasawa en 1981, et prend part à la définition d’un contexte italien apparu dans la deuxième moitié des années 80. Ils fondent avec d’autres artistes la revue Tiracorrendo et la galerie d’artistes Lo Spazio di Via Lazzaro Palazzi, un lieu actif de la scène milanaise de 1989 à 1993. Puis, Bernhard Rüdiger s'est fait connaître en France par l'installation en 1995 au F.R.A.C Centre d'une oeuvre monumentale, La Poésie. Depuis il participe à de nombreuses expositions collectives (Le Magasin, Grenoble, 1992 , Biennale de Venise, 1993 ; Le Nouveau Musée, Villeurbanne, 1995, Quadriennale de Rome, 1996 et 2008) et personnelles (La Box, Bourges, 1994 ; Centre de Création Contemporaine, Tours, 1996 ; Galleria d’Arte Moderna Bologna 1999, CRUCE, Madrid, 2002 ; Galerie Christian Stein 1995 et 2000; Galerie Michel Rein 2000 et 2004; Château des Adhémars, Montélimar 2006; Château de la Bastie d'Urfé 2009; Traversée Zeitgenössische Kunst, Munich, 2005, 2008 et 2011).

Les œuvres de Bernhard Rüdiger confrontent le visiteur à une expérience physique mettant en jeu l'objet, le corps et l'espace. À la fois sculptures, maquettes monumentales et architectures, ses œuvres cherchent, par leur agencement spatial et sonore méticuleux, à faire résonner l'histoire. La possibilité que l'œuvre réagisse à la présence du visiteur ou à des éléments naturels et qu'elle lui en renvoie l'écho fonde également la démarche de Rüdiger. L'artiste présentera deux œuvres de la série « Kuklux Klan ». Ce sont deux sculptures en terre cuite blanche de deux mètres de hauteur environ suspendues au plafond. Comme des vases, elles sont creuses à l’intérieur et le spectateur peut y entrer avec la tête comme sous un chapeau où deux ouvertures lui permettent de regarder l’extérieur. Sous les cloches en terre, il se trouve protégé, une sensation agréable et étrange où les sons provenant de l’extérieur se trouvent changés par la densité du matériau. Pourtant lorsque l’on se rend compte du titre « Kuklux Klan» la sensation change et laisse un goût inquiétant. Le point de vue s’est renversé à l’improviste : tel un adepte du mouvement raciste sudiste des États-Unis d’Amérique, le spectateur, le visage masqué, vient d’observer le monde d’un point de vue caché et obscur.