GALERIE BERNARD BOUCHE
BERND LOHAUS
ETIENNE-MARTIN
JOSÉ PEDRO CROFT
Bernd Lohaus  Fleur, 2003. Aquarelle. 41,5 x 29,4 cm

Bernd Lohaus  Fleur, 2003. Aquarelle. 41,5 x 29,4 cm



Le samedi 3 septembre, de 14 à 19 heures, la galerie aura le plaisir de présenter une exposition avec des œuvres de Bernd Lohaus, José Pedro Croft, Etienne-Martin.


Rez-de-chaussée

ETIENNE-MARTIN
Loriol-sur-Drôme 1913 - Paris 1995
Dans cet accrochage nous présenterons La Nageuse céleste, Plâtre et fil de fer de 1958 et Le Bouclier, Bois + acier de 1983. Etienne-Martin fut marqué très tôt par l’enseignement de Gurjieff et les philosophies ésotériques. Il fut aussi proche de l'écrivain Henri-Pierre Roché et a fréquenté les architectes du groupe d'Oppède, animé par Bernard Zehrfuss. Dans les années 60, des critiques d'art aussi différents que Michel Tapié, Michel Ragon ou Alain Jouffroy l’ont soutenu, puis c’est Harald Szeemann - un ardent défenseur, qui fera de lui l'un des artistes clés de la section « Mythologies individuelles » qu'il met en scène à la Documenta V de Kassel, en 1972.
Les œuvres d’Etienne-Martin sont bien représentées dans les Musées Français notamment au Centre Pompidou ainsi qu’au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. 

À l’étage

BERND LOHAUS
Düsseldorf 1940 - Anvers 2010
Bernd Lohaus utilise des matériaux puissants et denses tels le bois d’azobé. Il privilégie l’usage d’éléments qui ont déjà servi, portant les traces de l’industrie et du temps, chargés et enrichis d’un passé dont ils témoignent. Une combinaison de formes sobres, massives et sculpturales, parfois décrites avec des fragments linguistiques énigmatiques et forts, où l’on rencontre souvent des prépositions. L’ensemble ne forme jamais une phrase complète mais pose dans l’espace la relation des mots entre eux. Bien sûr, la disposition intuitive du bois à elle seule est un langage.
Nous présentons ici une aquarelle de la série des Fleurs datant de 2003 ainsi qu’une œuvre ancienne de 1969, bois enroulé de cordes.
Parmi les expositions personnelles récentes on retiendra Fremdkörper, au MUHKA, Anvers 2015, ainsi que celle du MAC’s Grand Hornu, Musée des Arts Contemporains, Hornu, Belgique 2014.

JOSÉ PEDRO CROFT
1957, Oporto, Portugal
Sim titulo 2015. Double porte assemblée. 215 x 80 x 160 cm.
José Pedro Croft a pour habitude de détourner les objets quotidiens de leurs fonctions d’origine. Dans son travail, se mêlent les dimensions visuelles, plastiques et poétiques des objets créés, en produisant une sensation d’équilibre précaire entre le stable et l’instable qui, selon l’artiste, « reflète ce milieu transitoire de l’univers ». Ses sculptures créent ainsi un dialogue complexe avec l'environnement par des structures simples, presque minimalistes, qui combinent autant la matérialité de l'objet que ses aspects formels. Croft utilise aussi parfois des couleurs vives qui s'appliquent de telle manière qu'ils suggèrent une perception de la sculpture comme une peinture en relief ou bien il emploie des miroirs ou des verres pour jouer avec les effets de la lumière, de l'ombre et des reflets afin de créer de nouveaux volumes et un sens altéré de l'espace.
José Pedro Croft est représenté dans d’importantes collections portugaises et espagnoles, parmi lesquelles on retiendra la Fondation Calouste Gulbenkian, la Fondation Serralves, la Collection Berardo, le Musée National Centre d’Art Reina Sofia, la Pinacoteca de l’État de São Paulo, aussi que le Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro et le Musée de la ville de Sao Paulo.