GALERIE BERNARD BOUCHE
FRIEZE NEW YORK 2017 - BOOTH No.53
ETIENNE-MARTIN
Etienne-Martin  Sans titre - Paravent 1964. Peinture sur bois. cordes. 172 x 250 x 5 cm

Etienne-Martin  Sans titre - Paravent 1964. Peinture sur bois. cordes. 172 x 250 x 5 cm

ETIENNE-MARTIN (1913-1995)


Connu comme un sculpteur singulier, majeur de son temps, dont l’œuvre est visible aujourd’hui dans de nombreux musées français et étrangers, Etienne-Martin reste un artiste à découvrir et à redécouvrir, qui continue à résister aux tentatives hâtives de l’enfermer dans un courant esthétique établi, et qui ne cesse de nous surprendre et de nous enchanter par l’inventivité et la vastitude de son univers.

Tout en étant de son époque, mais fondamentalement libre et indépendant, ce rêveur intempestif de la matière (bois, plâtre, fil de fer, tissus, cordes, bronze, matériaux récupérés, papier…) et de la forme (nageuse céleste, manteau, mur-miroir, arbre-regard, passementerie, dessin fil de fer, grand couple…) a pratiqué un art qui était, en fin de compte, autre et plus qu’une sculpture : il dessinait, tissait, nouait, liait, composait, architecturait l’objet de sa pensée, de son désir, construit par le travail de l’imaginaire en contact avec le réel, allant parfois jusqu’au fantastique.
Ainsi l’auteur des « Demeures », éternel habitant de l’enfance, passionné de littérature, et de textes mystiques et ésotériques, cherchait constamment le trait d’union entre le passé et le présent, l’origine et la mémoire, l’homme et l’univers, le réel et l’imaginaire, le « tangible » et l’« intangible », le ciel et la terre.
Par cette quête, Etienne-Martin a ouvert un nouvel horizon au domaine de la sculpture, au-delà de la distinction entre l’art dit traditionnel et l’art dit moderne, en essayant d’y trouver une « jonction », inlassablement.

Entrer dans son œuvre, c’est comme voyager vers un autre temps d’où émane une présence immémoriale, un monde où la dualité ou la division se trouve abolie, autrement dit, les séparés, les extrêmes se trouvent unis, réunis, joints ensemble, où l’art devient une autre réalité, non seulement à regarder, à penser, mais à habiter - comme notre doublure, comme à demeure.